Les chercheuses toujours dans l’ombre

Dans les laboratoires, les chercheuses continuent d’être moins nombreuses que leurs collègues masculins en raison de préjugés. Le concept de science demeure beaucoup plus fortement associé au masculin qu’au féminin, concluait une étude réalisée par le CNRS en 2019. Pour la physicienne Nadine Halberstadt, il ne suffit pas de la parité dans les jurys pour faire disparaître ces préjugés, il faut aussi former à la prise de conscience des stéréotypes de genre. Dans le cadre de son plan d’action pour l’égalité femmes-hommes de 2014, le CNRS a promis la mise en place de telles formations. La chercheuse met par ailleurs en garde contre d’éventuelles discriminations qui pourraient résulter des réformes poussant à la précarisation des métiers. Enfin, elle estime qu’il faut donner plus de place aux expertes dans les médias, « car ce qui n’est pas nommé n’existe pas ».

Libération, 24/12 – Temps de lecture : 4 min