SARS-CoV-2 : vaccins, traçage du virus dans les eaux usées, règles du confinement et revêtement anti-virus

Après le tandem Pfizer-BioNTech, c’est au tour de la biotech américaine Moderna d’annoncer un vaccin efficace à plus de 90% contre le Covid-19. Pour le premier, « l’approvisionnement ne pourra pas se faire dans les pharmacies qui ne sont pas équipées » de congélateurs spécifiques, souligne Bruno Pitard, alors que ceux-ci coûtent, à l’unité, environ 10 000 euros. Il ajoute que ces deux vaccins activent le levier de l’ARN messager, « une molécule sensible et fragile ».

En France, le gouvernement a déjà sécurisé 90 millions de doses. Sachant qu’il en faut deux par personne vaccinée, 45 millions de Français pourraient recevoir la double injection dès l’année prochaine. Avec un ordre de priorité qu’explique Morgane Bomsel : « Il semblerait que l’on veuille commencer par vacciner les personnes à risques, que ce soit les personnes âgées ou les personnes avec des comorbidités, puis le personnel soignant ».

Le projet national Obepine se déploie. Il vise à prévoir la propagation du coronavirus en le traçant dans les eaux usées, avant même l’apparition de symptômes dans la population. C’est aussi grâce à lui que l’on constate que le virus décroît depuis quelques semaines en Ile-de-France. « On pense aujourd’hui que les personnes infectées et malades peuvent secréter du virus jusqu’à quatre semaines après le début de l’infection », précise Vincent Maréchal. Ceci, combiné au fait que 50% à 60% des personnes infectées n’ont pas de symptômes mais peuvent transmettre le virus et le sécrètent dans leurs selles, permet de travailler à un modèle de quantification de la population touchée.

Depuis le début de ce second confinement, et comme en mars dernier, les sorties sportives et pour prendre l’air sont limitées à un rayon de 1 kilomètre autour du domicile et à 1 heure. S’il est difficile de mesurer précisément l’impact sanitaire de cette règle, il est possible de noter certains impacts psychologiques qu’elle a eus, et a encore, sur une partie de la population. Lise Bourdeau-Lepage indique ainsi que « l’accès à la nature a été grandement réduit lors du premier confinement. C’est l’un des impacts auquel on n’avait pas pensé puisque de nombreuses personnes n’ont pas accès à un parc ou une forêt. Or on sait que la nature permet de réduire le stress et l’anxiété ».

La société MetalSkin Medical a développé un revêtement applicable sur divers matériaux (métal, plastique, bois…) permettant à une surface « de devenir auto-décontaminante ». En clair, cette pommade tue les bactéries et les virus une fois qu’elle est appliquée sur des surfaces.