SARS-CoV-2 : troisième vague, méfiance vis-à-vis des vaccins, respect du confinement, chiens renifleurs, vitamine D

Quelques jours avant son annonce, l’éventualité d’un deuxième confinement en France semblait encore totalement exclue pour l’exécutif. Beaucoup se demandent d’ores-et-déjà de quoi l’année 2021 sera faite, et si on doit s’attendre à une troisième vague. Pour Samuel Alizon, « on ne peut pas dire ce qu’il se passera, cela dépendra de ce que décidera le gouvernement. En revanche on sait que les mêmes causes produisent généralement les mêmes effets ». Autrement dit, si la même stratégie que celle du précédent déconfinement est appliquée, il faut s’attendre à ce que l’épidémie reparte. « Nous ne sommes pas à l’abri d’une mutation susceptible de modifier les propriétés du virus », souligne le chercheur. Interrogée par L’Humanité, la virologue Anne Goffard estime de la même manière que « nous ne sommes pas à l’abri de l’émergence d’autres coronavirus ».

Bruno Cautrès analyse l’ampleur de la méfiance des Français vis-à-vis d’un éventuel vaccin contre le Covid. La clé réside, selon le politologue, dans « la crise de confiance vis-à-vis des autorités et de la parole publique », que « rien n’arrive pour l’instant à atténuer ». Un Français sur deux dit ne pas vouloir se vacciner contre le Covid et un sur six refuse tout vaccin.

Selon un sondage Ifop, 3 Français sur 5 ont transgressé au moins une fois les règles du second confinement. Fabio Galeotti y voit deux raisons principales : le premier confinement était plus respecté car les Français se trouvaient devant une situation totalement inédite qui suscitait une forte peur dans la population ; et le confinement était alors bien plus strict qu’actuellement.

Dans le cadre de l’épidémie de Covid-19, diverses techniques de dépistage sont utilisées. Le recours à des chiens renifleurs est ainsi à l’étude et n’a « rien de saugrenu », assure le CNRS. « L’intérieur de leur truffe est recouvert de 200 millions de cellules olfactives », soit 40 fois plus que pour l’Homme. De quoi leur octroyer « un sens de l’odorat qu’aucun procédé physico-chimique, qu’aucun nez artificiel, ne peut encore égaler ».

La vitamine D peut-elle nous aider à lutter contre l’épidémie ? Jean-Marc Sabatier, qui s’est penché sur cette question, estime qu’un taux suffisant de vitamine D pourrait réduire la probabilité d’aller vers les formes graves du Covid-19.

Pour le philosophe de la perception Roberto Casati, « ce que nous traversons se traduit en un sentiment : la désorientation », qui est avant tout « spatiale ».