Covid-19 : anticorps monoclonaux, tests, écoles, parole scientifique

Vendredi soir, le Premier ministre Jean Castex n’a finalement pas annoncé de nouveau confinement alors que plusieurs voix au sein du gouvernement s’étaient alarmées les jours précédents de la situation sanitaire sur le territoire. « Il y a un sentiment qui s’est installé dans l’opinion d’un pilotage un peu dans le brouillard. Même si tout le monde a bien compris que c’est une équation presque impossible à régler », réagit le politologue Bruno Cautrès sur France Info.

Le Journal du Dimanche compare l’efficacité du couvre-feu actuel avec celle du couvre-feu appliqué en Guyane en juin-juillet 2020 – pour lequel une étude avait conclu à une baisse du taux de reproduction du virus (R) de 1,7 à 1,1. Aujourd’hui, le contexte est différent (absence de vacances limitant la mobilité, diffusion de variants, lassitude), ce qui pourrait expliquer une moindre efficacité.

Le Journal du Dimanche s’intéresse par ailleurs aux traitements à base d’anticorps monoclonaux, qui pourraient permettre d’éviter les formes graves du Covid-19. Bruno Canard estime que « c’est une voie intéressante », mais que « ce n’est pas le médicament de masse qui permettra de désengorger l’hôpital pour que la maladie ne désorganise plus la société ».

A Lille, jeudi dernier, des chercheurs ont présenté un test permettant, en dix minutes, grâce à une réaction électrochimique, de savoir si un patient est porteur ou non du virus, rapporte La Voix du Nord.

Sciences et Avenir examine la contagiosité des variants du SARS-CoV-2 et cite Samuel Alizon, qui affirme que « le suivi d’un million personnes exposées au virus entre novembre et décembre par Public Health England confirme (…) une vitesse de propagation de 10 % à 70 % plus élevée ».

Alors que le conseil scientifique recommande de limiter les flux entre régions, Aujourd’hui en France indique que, selon Jean-Stéphane Dhersin, cette mesure « fonctionne très bien quand l’hétérogénéité territoriale est grande ».

L’Express s’interroge sur la possibilité d’une fermeture des écoles lors d’un éventuel troisième confinement. « Les études sont pour le moins contradictoires et il semble important de dissocier la contagiosité des moins de 10 ans et celles des 10-19, résume le chercheur Grégoire Borst. Une chose semble néanmoins certaine, s’il y a bien des contaminations dans les écoles, ce ne sont pas des lieux de surcontamination. »

20 Minutes s’entretient avec le sociologue Michel Dubois au sujet de la confiance des Français dans la science. « Contrairement à ce qu’on entend parfois, les attitudes vis-à-vis de la science sont restées stables au cours de la crise. Entre 75 et 80 % des Français expriment une confiance de principe à l’égard de la démarche scientifique », indique-t-il.

Enfin, Slate se penche sur les appels à la désobéissance en cas de décision d’un troisième confinement et cite l’avis de Monique Dagnaud, tandis que L’Humanité présente l’avis de Valerya Viera Giraldo concernant l’impact de la crise sanitaire sur le travail.