Covid-19 : phylodynamique, couvre-feu, variants et vaccins, analyse des eaux usées, vaccin « halal », les dessous du conseil scientifique

L’Express s’intéresse à la phylodynamique, l’analyse du séquençage de génomes de virus. Samuel Alizon, l’un des principaux experts français de cette discipline, précise que cette technique « permet de détecter un virus mutant dont les capacités d’infections changent, ou qui échappe aux vaccins ». La phylodynamique apporte également des informations sur la date d’apparition de l’épidémie, la vitesse de propagation du virus, la structure de l’épidémie, le taux de croissance de l’épidémie (R0) et la durée de contagiosité des personnes. Mais les capacités de séquençage et d’analyse phylodynamique manquent en France, regrette Samuel Alizon.

France Info s’interroge à son tour sur l’efficacité de l’avancement du couvre-feu à 18h00 dans 25 départements français et cite à ce sujet l’avis de Jean-Stéphane Dhersin, responsable de la plateforme Modcov19 de coordination de la modélisation de l’épidémie.

La Marseillaise s’inquiète de l’apparition de nouveaux variants du SARS-CoV-2, qui pourraient compliquer la campagne de vaccination contre le Covid-19. Le quotidien régional reprend les explications d’Etienne Decroly et de Bruno Canard, qui soulignent la nécessité d’adapter la stratégie en fonction de cette émergence.

Courrier Picard et France Bleu se penchent sur l’analyse des eaux usées réalisée par le réseau Obepine dans les grandes villes, dont Amiens et Toulouse, pour détecter le SARS-CoV-2. Cette technique permet d’« anticiper de trois ou quatre semaines par rapport à d’autres formes de tests », souligne Yvon Maday.

Enfin, Charlie Hebdo a enquêté sur les conseils scientifiques censés étayer les décisions du gouvernement. Un certain nombre de chercheurs jugent discutable cette caution scientifique de l’exécutif. Par exemple, le sociologue Laurent Mucchielli a estimé que les chiffres avancés sur la base de modélisations manquaient de diversité.