Synthèse de presse quotidienne 27/11/20 : actualités des laboratoires

Covid-19 : questions autour du vaccin

France 24 s’interroge sur les résultats du test du candidat-vaccin d’AstraZeneca. Le laboratoire britannique a annoncé lundi une efficacité d’environ 70 % mais les médias ont découvert que l’efficacité était en réalité de 62 % lorsque le patient recevait deux fois une dose et de 90 % quand il recevait une première injection d’une demi-dose seulement. De plus, AstraZeneca a précisé que les volontaires qui avaient participé à l’essai ayant démontré une efficacité de 90 % avaient moins de 55 ans. Bien que déroutantes, ces informations ne remettent pas forcément le vaccin en cause, estiment plusieurs scientifiques. Pour la virologue Morgane Bomsel, « on n’a pas encore suffisamment de recul pour tirer des conclusions. Cela ne fait que quinze jours que ces résultats ont été publiés, et il ne s’agit que de communiqués de presse ». Il faut aussi, pour bien comparer les vaccins, tenir compte par exemple de la durée de protection des vaccins.

France Info détaille les différentes technologies utilisées pour les projets de vaccins contre le Covid-19. Le site d’information reprend les explications de Bruno Pitard concernant la protéine Spike injectée dans l’organisme par un vaccin pour ensuite déclencher la production d’anticorps.

De son côté, Marianne s’intéresse aux Français réticents à se faire vacciner. « On retrouve une défiance à l’égard des vaccins parmi les catégories socioprofessionnelles les plus éduquées, note le sociologue Frédéric Pierru. Ces personnes valorisent une médecine naturelle et les vaccins sont perçus comme des produits industriels qui viendraient perturber tout cela. » Jeremy Ward, également sociologue, observe que « la future campagne de vaccination pâtit clairement de la mauvaise gestion de la crise sanitaire en général ». Frédéric Pierru apporte des explications aux plus grandes réticences des femmes par rapport aux hommes.

Le Huffington Post reprend les déclarations du Premier ministre Jean Castex, qui a affirmé jeudi que le gouvernement allait déposer un projet de loi pour améliorer l’isolement des personnes contaminées par le SARS-CoV-2. Le journal cite de nouveau le chercheur Fabio Galeotti, qui a étudié l’impact du premier confinement sur le comportement : « L’introduction de lois coercitives sur la distanciation physique (…) a contribué à changer les comportements aussi parce qu’elles ont changé la perception des normes. » Mais si la loi n’est pas considérée comme « entièrement légitime », elle peut entraîner des stratégies de contournement. Une solution pourrait alors consister à récompenser le bon comportement plutôt que de punir le mauvais, suggère le chercheur.

Enfin, La Croix pose la question de la nécessité de l’attestation de sortie. « C’est très français, cette idée que la gestion d’une crise pandémique est avant tout une gestion de l’ordre », analyse le sociologue Olivier Borraz. « On essaie ainsi de discipliner les comportements et de maintenir la pression. Au risque d’infantiliser les gens, voire de les rendre méfiants sur le but poursuivi. Dans d’autres pays, ils font plus facilement appel à la responsabilité, à l’intelligence et au bon sens des individus. »