Synthèse de presse quotidienne 23/11/20 : actualités des laboratoires

Covid-19 : vaccination, abattage de visons, TousAntiCovid

Les résultats encourageants auxquels sont parvenus BioNTech/Pfizer et Moderna pour leurs candidats vaccins basés sur l’ARN messager mettent en lumière cette nouvelle technologie. Les Echos relèvent que la pandémie de Covid-19 a accéléré la recherche dans ce domaine. « Il y a encore dix mois, il n’y avait aucun essai de phase III sur les vaccins à ARN, et seulement deux essais de phase II », souligne Bruno Pitard, spécialiste des vaccins à acide nucléique. Marianneobserve que l’Europe ne s’est pas intéressée au vaccin mis au point par la Chine. Le fait que le pays n’a pas un passé très développé en matière de création de vaccin « pourrait être une explication à la non sélection d’un produit chinois par les Européens », explique Bruno Pitard. Le Huffington Post s’interroge sur la pertinence d’un dépistage de masse en France pour y stopper l’épidémie. Jean-François Rupprecht détaille la technique du pooling, qui, selon lui, pourrait être utilisée efficacement à cette fin. A l’inverse, Daniel Dunia considère que le taux de circulation du virus est aujourd’hui trop élevé pour que cette technique soit utile. Franck Perez ajoute que le pooling n’est fiable qu’à 80 %, ce qui pourrait induire des utilisateurs en erreur. Dans Le Monde, l’économiste Bary Pradelski co-signe une tribune posant la question de la définition des critères de priorité pour mener la campagne de vaccination à venir.

Alors que les abattages massifs de visons se multiplient en Europe, La Provence indique que le chercheur en microbiologie moléculaire Roger Frutos et l’immunologiste Christian Devaux jugent ces décisions très précipitées. « A ce jour, nous n’avons aucune information permettant de dire que les mutations chez le vison ont rendu le virus plus pathogène ou plus transmissible

chez l’homme », écrivent-ils dans New Microbes And New Infections.

L’Humanité s’intéresse à l’application TousAntiCovid, qui rencontre plus de succès que son ancienne version StopCovid. « Le traçage numérique peut permettre de faciliter le traçage humain », déclare Sonia Ben Mokhtar.