Covid-19 : Emmanuel Macron positif, composant du vaccin à ARNm, perte d’odorat

Le président Emmanuel Macron a été testé positif au Covid-19 jeudi matin. 20 Minutes a interrogé le chercheur Bruno Cautrès concernant les conséquences de cette situation sur le plan institutionnel. La Constitution de la VRépublique prévoit trois cas de figure, du plus grave au plus léger : en cas de décès, « bien sûr très très peu probable compte tenu de l’âge d’Emmanuel Macron et de la létalité de la maladie (…), une nouvelle élection doit être organisée dans un délai de vingt à trente-cinq jours ». En cas d’empêchement, c’est le chef de l’Etat, à la majorité de ses membres, qui décide si ses pouvoirs doivent être transférés au président du Sénat. Enfin, en cas d’isolement du président pendant une semaine, hypothèse « la plus probable », cette quarantaine ne l’« empêche pas d’exercer ses fonctions ». « Je ne doute pas qu’il va communiquer sur le fait qu’il travaille toujours », affirme Bruno Cautrès.

Aux Etats-Unis, la FDA, l’autorité de régulation du médicament, a publié l’intégralité des composants du vaccin à ARN messager développé par Pfizer/BioNTech. Bruno Pitard, chercheur spécialisé en vaccinologie, a passé cette liste en revue pour Sciences et Avenir : le vaccin a pour composant central l’ARNm, auquel s’ajoutent une enveloppe de lipides, des sels pour créer un mélange isotonique, du saccharose comme agent de conservation, et enfin du sucre pour ses propriétés de conservation. « Réussir à conditionner cet ARNm au sein d’une formulation contrôlée propice à être captée par les cellules du corps humain sans perte de son activité est la grande plus-value » de ce type de vaccin, souligne dans Le Temps Sylviane Lesieur, chimiste spécialisée en lipides. La virologue Morgane Bomsel est invitée sur Europe 1 à apporter des explications sur les vaccins à ARNm.

De son côté, Libération publie une tribune signée notamment par les chercheurs Moustafa Bensafi et Camille Ferdenzi-Lemaître concernant la perte d’odorat, l’un des symptômes du Covid-19. Selon une étude menée par les auteurs en 2014 et 2015, les personnes souffrant de perturbations de l’odorat en France représentent 17 % de la population. Avec le Covid-19, les graves conséquences des dysosmies sur la santé et sur la qualité de vie ont été mises en lumière. Les techniques de rééducation sont efficaces, mais la prise en charge est déficiente.