Covid-19 : effets secondaires du vaccin contre le Covid-19, comparaison avec le sida

A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida, mardi, les délais de la recherche pour le vaccin contre le VIH et pour celui contre le SARS-Cov-2 ont été comparés. Sur LCI, le virologue Etienne Decroly apporte des explications. Tout d’abord, les deux virus ne sont pas de la même famille : le SARS-Cov-2 a une stratégie de réplication complètement différente et ne s’attaque pas au système immunitaire. Ensuite, les types d’infection sont différents : aigu pour le SARS-CoV-2 et persistant pour le VIH. « Lorsqu’on combine rétrovirus, latence et système immunitaire affecté, le développement d’un vaccin devient forcément beaucoup, beaucoup plus complexe », résume Etienne Decroly. Sur France Info, la virologue Morgane Bomsel ajoute que le VIH « mute chez un même individu très rapidement, d’une semaine à l’autre », ce qui complique la réponse immunitaire. Ouest-France se penche sur les possibles effets secondaires des vaccins contre le Covid-19. « Pour l’instant, les laboratoires ont peu communiqué », déclare Bruno Pitard. Selon le chercheur, la liste des effets connus à ce jour suggère des « effets secondaires communs » pour un vaccin.

Aujourd’hui en France se penche sur le cas d’une jeune femme ayant contracté en mars dernier une forme grave du Covid-19, caractérisée par des séquelles neurologiques, cardiaques et ORL. « Des formes longues ont déjà été décrites pour d’autres coronavirus, comme le MERS-CoV de 2003 », pointe le virologue Daniel Dunia. BFMTV observe que des Français profitent de l’assouplissement des mesures sanitaires pour sortir du confinement. Marie-Claire Villeval, spécialiste en économie comportementale et expérimentale, voit dans ces entorses un effet de lassitude, d’autant plus que la période des fêtes approche. Le Figaro indique que la Corée du Sud a décidé de nouvelles mesures pour faire face à une troisième vague de l’épidémie. « Même si les chiffres sont très en-dessous de la situation européenne, les autorités s’inquiètent au plus haut niveau », observe le chercheur François Amblard. Enfin, Capital et LCI indiquent à leur tour que la Haute Autorité de santé a rendu un avis positif sur l’utilisation et le remboursement du test EasyCov chez les patients symptomatiques pour lesquels le prélèvement nasopharyngé est impossible ou difficilement réalisable.