Synthèse de presse quotidienne 02/11/20 : actualités des laboratoires

Covid-19 : origine du virus, deuxième vague, infectiosité des enfants, EasyC

Alors que la course au vaccin s’accélère, la question de l’origine du SARS-CoV-2 n’est toujours pas élucidée. Or, il est « primordial » de comprendre comment le Covid-19 est devenu une zoonose, affirme le virologue Etienne Decroly, cité par LCI, Slate, France Info et Ouest-France. L’on sait aujourd’hui que la maladie vient de la chauve-souris, mais l’espèce hôte qui a joué le rôle d’intermédiaire entre le chiroptère et l’homme n’a pas été identifiée. Ainsi, l’hypothèse du pangolin envisagée au départ a depuis été abandonnée par la plupart des équipes de recherche. « Le taux d’identité entre les séquences de SARS-CoV-2 et celles issues du pangolin n’atteint que 90,3 % », précise l’expert. L’hypothèse de l’accident de laboratoire ne peut pas être écartée, sans pouvoir être « assimilée à une thèse complotiste », ajoute-t-il.

Samuel Alizon, spécialiste de la modélisation des maladies infectieuses, répond aux questions de France Info et France Inter à propos de la deuxième vague épidémique. Celle-ci double en taille à peu près tous les dix jours, contre trois jours pour la première vague en février et mars, indique-t-il. Le chercheur invoque le relâchement dans l’application des mesures de précaution depuis l’été, ainsi que la moindre efficacité des dépistages en raison de la saturation des laboratoires. Aujourd’hui, le taux de reproduction du virus est de 1,3 environ. A ce rythme, on arriverait juste avant Noël aux 5 000 nouveaux cas quotidiens évoqués par le président Emmanuel Macron.

Alors que les écoles rouvrent ce lundi, après deux semaines de vacances de La Toussaint, Libération indique que les spécialistes préconisent des enquêtes de terrain pour vérifier si les enfants transmettent le virus aux enseignants et à leurs familles. « Malheureusement, on manque de financements pour de telles études de transmission en milieu scolaire ou au sein des familles en France », regrette Samuel Alizon.

L’Indépendant revient sur le test salivaire EasyCov, qui permet de détecter la présence ou non du coronavirus en seulement 40 minutes. Une étude « faite en situation réelle et selon les standards internationaux » a montré que 87 % des patients positifs sont détectés, se félicite le chercheur Franck Molina, qui dirige le projet. « Le prélèvement salivaire est très performant pour aller détecter les asymptomatiques aussi : on voit dans notre étude qu’on ne rate que 13 % de cas alors que le nasopharyngé en rate 30 % en moyenne. Le PCR n’est pas une technique inégalable », poursuit-il.

Enfin, Marianne se penche sur la question du report des soins pour les patients atteints de maladies autres que le Covid-19. « Le coût politique des morts d’aujourd’hui et de demain n’est pas le même », analyse le sociologue Henri Bergeron.