COVID-19 : synthèse de presse année 2021

Covid-19 : Vœux d’Emmanuel Macron, ce qui nous attend en 2021, menace des variants

Au lendemain des vœux du président de la République, le chercheur Bruno Cautrès a estimé sur France Infoqu’Emmanuel Macron avait semblé dire « adieu à 2020 et bonjour à 2022 ». Le chef de l’Etat a rappelé des mesures qui ont été mises en œuvre « non seulement par rapport à la crise mais même un peu au-delà » et souligné « qu’aucun autre pays n’avait fait aussi bien que la France (…), donc on est là très clairement dans la perspective de 2022 ».

Plusieurs médias tentent d’imaginer comment la pandémie de Covid-19 évoluera en 2021. Même selon les modélisations les plus optimistes, on est loin du seuil d’immunité de la population qui permettrait de stopper la circulation du virus sur le territoire, estime Samuel Alizon dans Le Huffington Post. Dans La Croix, le chercheur ajoute qu’« on verra seulement cette semaine l’effet qu’ont pu avoir les retrouvailles de Noël ». Citée par Le Huffington Post, Morgane Bomsel justifie la stratégie gouvernementale reposant sur plusieurs vaccins. Le sociologue Xavier Briffault estime qu’il faut miser sur la limitation des risques plus que sur la limitation des contacts, et donc pousser plus loin les gestes barrières et certains outils tels qu’AntiCovid. Aurélie Leclercq-Vandelanoitte, citée par La Tribune, pèse le pour et le contre du télétravail, qui, selon elle, « doit s’inscrire dans un projet d’entreprise ». Interviewé par Nice-Matin, Jean Viard observe que cette crise sanitaire sans précédent génère de profonds changements de vie. On peut s’attendre à la naissance d’« une société transformée, pleine d’espérance et d’énergie ».

De son côté, France Inter rapporte qu’un premier cas de contamination au variant du virus du Covid-19 identifié en Afrique du Sud a été détecté en France et qu’un deuxième cas du variant britannique a également été confirmé. « Rarement il arrive qu’une mutation puisse conférer un avantage sélectif, c’est-à-dire permettre au virus de mieux se propager, explique Etienne Decroly. Ça ne veut pas dire qu’il soit nécessairement plus pathogène, mais juste qu’il va être plus en capacité d’infecter largement les populations. Donc, ces virus, il faut les surveiller avec attention, car ce sont des mutants qui peuvent poser des problèmes de santé publiques importants. »