COVID-19 : synthèse de presse 8 janvier 2021

Covid-19 : remboursement d’EasyCov par la Sécurité sociale, stratégie vaccinale, différences entre les vaccins Pfizer/BioNTech et Moderna, questions sur l’ARN et le génome humain

En vertu d’un arrêté du 28 décembre paru au Journal Officiel du 5 janvier, le test salivaire EasyCov – mis au point par des chercheurs du laboratoire Sys2Diag en partenariat avec les sociétés SkillCell et Vogo – est désormais remboursé par la Sécurité sociale. Basé sur la technologie RT-LAMP, ce test avait reçu un avis favorable de la Haute autorité de santé (HAS) le 28 novembre. Pour l’heure, il est destiné aux patients symptomatiques pour lesquels le prélèvement nasopharyngé est impossible ou difficilement réalisable. « Sur le plan scientifique, les prochaines étapes pourraient être déterminées par de nouvelles données d’évaluation, susceptibles de faire évoluer les recommandations actuelles », a fait savoir la HAS. La commercialisation avait débuté fin juin, une fois le marquage CE obtenu.

Le Monde publie un entretien avec le politologue Luc Rouban à propos de la mise en œuvre logistique de la stratégie vaccinale en France. Le chercheur indique ne pas être surpris que l’Etat ait recours à des cabinets de conseil du privé pour l’épauler dans cette tâche. En revanche, il juge cela inquiétant : « Plus personne au sommet de l’Etat n’est capable de mettre en place un plan opérationnel, sauf, heureusement, dans le domaine militaire, et donc on se retourne vers des groupes privés. »

Interviewé par Ouest-France, Bruno Pitard détaille la technologie ARN messager sur laquelle reposent les vaccins Pfizer/BioNTech et Moderna. Il précise les différences entre les deux sérums. A la question de La Croix de savoir si une combinaison est envisageable, Yves Gaudin répond que si l’on venait à connaître une pénurie pour un de ces vaccins, l’interversion « serait acceptable ». Mais « dans une société plutôt méfiante, mieux vaut coller aux protocoles qui ont déjà donné des résultats ».

France Info revient sur des propos tenus il y a plus de quatre ans par Emmanuelle Charpentier, prix Nobel de chimie 2020, qui ont été détournés par des antivaccins afin de laisser croire que l’ARN vise à modifier le génome humain. « Dans le vaccin, il n’y a ni ciseaux pour couper, ni colle pour coller. On ne peut donc pas modifier le génome en y ajoutant ou en y remplaçant quelque chose », affirme Morgane Bomsel.